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Jean-Luc Picaut (150).jpgAu coeur de la ville de Nantes, le "Couvent de Canclaux" est adapté pour une vingtaine de Frères âgés et malades de la Province.
La chapelle attenante invite à une pause de silence et de prière.
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Frère Jean-Luc Picaut, Gardien

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Frère Gualbert (René-Fernand) Broudin

est entré dans la paix de Dieu le dimanche 12 février 2017 à Nantes

dans sa 91ème année, après 68 ans de vie religieuse et 62 années de sacerdoce.

Frère Gualbert a passé les dernières années de son ministère en Italie
comme vicaire de la Curie générale de Rome, puis comme chapelain à Notre-Dame-de Lorette.

Homélie de Frère Gwenolé Jeusset, ofm
lors de la célébration de la Pâque de Frère Gualbert à Nantes, le 15 février 2017   -   (Rom. 8, 27-39 ; Jn 15, 4-8, 15-18)

"Pierre, m'aimes-tu ? Oui Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime", pourquoi insistes-tu ? Ce grand témoignage du chef des apôtres, je crois pouvoir l'appliquer à notre frère Gualbert dans sa vie donnée à Dieu et à l'Église.

Son amour du successeur de Pierre et son amour du Seigneur l'ont empêché de sombrer dans le désespoir face à une Église qu'il croyait parfois chancelante parce qu'elle changeait. Ce fut une croix au fil des ans mais quand il maugréait sur l'ouverture de l'Église, il n'était pas toujours dupe de lui-même et cachait son plaisir de nous taquiner car au plus profond de son coeur il se voulait obéissant au Pape. S'il croyait l'Église en déclin alors que, indépendamment des renouveaux de chez nous, elle augmente en nombre partout au-delà de nos frontières, il suffisait de lui demander s'il croyait en l'Esprit qui conduit l'Église pour stopper son désarroi ; il n'a jamais demandé à se raccrocher à l'ancien rite qui l'aurait coupé de ses frères, encore moins à ceux qui se sont séparés d'elle à la suite du Concile.

Que serait notre frère Gualbert sans les années de Rome et de Lorette ? Toutes celles et tous ceux qui venant de France, clercs et laïcs ont été reçus par lui ont été frappés de l'accueil qu'il leur réservait et de Rome qu'il leur expliquait. Une photo symbolique de cette longue période nous dit  sa grande fierté de saluer le pape Jean-Paul II à l'occasion d'un chapitre général et je me souviens du Provincial qui disait : "Ça c'est Gualbert" à propos de sa réaction au moment de l'attentat sur la place Saint-Pierre le 13 mai 1981. Il n'avait pu s'empêcher à l'heure même, dans un rare coup de téléphone, de clamer son effroi. On avait osé toucher au Pape !

Certes il n'employait pas le mot "périphérie", mais je l'ai entendu plusieurs fois admirer tel frère prêtre-ouvrier parce qu'il sentait en lui, quoique différemment, la même passion pour Jésus-Christ et son Église. Personnellement, depuis le temps où il rassura certains supérieurs sur ma foi catholique à une époque où fréquenter des protestants semblait preuve de relativisme, il m'encouragea au long des décennies dans mon ministère d'envoyé sur le chemin des relations avec les autres chrétiens et les autres croyants.

Ainsi était-il à la fois Pierre de Tibériade, craintif sur le lac des tempêtes ou dans la cour du Grand Prêtre, et celui dont nous venons d'entendre la voix sur le rivage du même lac dans le calme de la résurrection : "Seigneur tu sais bien que je t'aime".

Samedi soir, il était encore à l'Office comme à un roc de sa vie consacrée. Dimanche midi, il ne sentait sans doute pas imminent son départ quand trois quarts d'heure avant, un frère lui apporta la communion mais, pour le Seigneur, c'était le viatique. Et la porte s'ouvrit : "Ne crains pas petit troupeau car il a plu à votre Père de vous donner le royaume (Lc 12, 32)"..."Ni la mort, ni la souffrance ne pourront nous séparer de l'amour du Christ (Rom 8, 37-38)".

Gualbert, notre frère, même si nous devons prier fort en cette eucharistie de ta pâque, toi qui regrettais le décorum de l'ancien rite liturgique, tu n'as fini d'être ébloui par la beauté de notre Dieu !


Date de création : 20/11/2017 @ 23:09
Catégorie : Frères - Ils nous ont quittés
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